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  • Lilie

BAJA SUR

Mis à jour : 28 nov. 2018


Il y a plusieurs heures de route mais nous sommes bien ressourcés après ces quelques jours de pause et surtout bien motivés. En route, nous trouvons même un magasin de pièces automobiles ouvert et achetons la pièce à changer, du liquide de refroidissement et un multimètre pour vérifier la charge électrique des batteries. Cela ne nous coûte quasiment rien. Nous passons ensuite par un contrôle militaire. Ils décident cette fois de visiter le van et s'intéressent au prix de nos sacs à dos plus qu’à ce que nous transportons. On échange quelques bonnes paroles et ils nous laissent passer tranquillement. C'est en fin de journée que nous atteignons San Ignacio, ce joyau vert au milieu du désert. Nous commençons par visiter le petit village typique où nous sommes salués par tous les locaux. Puis avec la nuit qui tombe, nous partons chercher un coin pour dormir et trouvons un espèce de camping sous d’immenses palmiers à côté d'un étang. Quelques locaux occupent les lieux avec de la musique et le propriétaire nous accueille gentiment. Nous nous acquittons des 150 pesos. La nuit tombe vite et, avec l’humidité qui règne son lot de moustiques. Les bruits alentours témoignent de la vie qui règne dans cette oasis. On ne dormira pas avec beaucoup de fraîcheur.


Oasis de San Ignacio

C’est sous une épaisse couche de brume que nous nous réveillons. L’atmosphère est totalement mystique et cela donne une dimension encore plus spéciale à cet endroit. Petit café, révision de Prosper avant départ quand nous sommes tout à coup interpelés. On pense d'abord au tenancier du camping mais c'est un homme plus jeune qui arrive en tenant une pierre cassée entre ses mains. Ils se présente à nous comme un artiste local ayant trouvé son cœur offert par la nature. Il est brisé d'une façon très particulière et sa forme représente vraiment l'organe. Il se prénomme Yvan et travail sur plusieurs œuvres qu'il est ravi de nous faire découvrir autour d’un bon café que nous partageons avec lui. Il est plein de bon sens et nous révèle de belles choses avant de partir comme il est venu. Une rencontre qui nous marquera à jamais. Au moment de partir, nous croisons Tioguita en sortant du camping, nous parlons un instant avec Ana & Sergio et savons que les retrouvailles seront proches car nous partons tous les quatre vers Bahia de Concepcion. A Santa Rosalia, nous nous arrêtons en bord de mer pour un snack et une baignade rafraîchissante. Nous passons ensuite au supermarché et en arrivant au dessus de la plage Santispac, nous apercevons Tioguita parquée sur la plage. C'est une plage paradisiaque et on décide d'y rester pour la nuit avec nos amis. Une bonne baignade tous ensemble et cette fois c'est Sergio qui décide de nous cuisiner une bonne paëlla. Nous nous acquittons des 200 pesos pour la nuit. Et après une bonne baignade, un apéro, une succulente paella accompagnée d'un bon rouge, nous allons nous coucher repus et contents. Il fait très chaud cette nuit là et la forte lune nous maintient assez éveillés.

De bon matin nous nous délectons de cette mer d’huile pour nous ressourcer après cette courte nuit. Avant le petit-déj', une vendeuse de poissons/crustacés frais passe nous vendre des crevettes suivi d'un monsieur qui vend un des ces beaux chapeaux typiques que Lilie cherchait depuis un moment. Sergio nous fait le plaisir de préparer des oeufs bénédictes que nous dégustons ensemble avant notre départ. Nous voulons maintenant rejoindre la Paz pour nous renseigner sur le ferry et il reste un long bout de route. Nous profitons des beautés de Bahia de Concepcion et roulons un maximum. Il n'y a pas grand chose sur cette route et nous nous arrêtons à Las Pocitas où Ioverlander recommande un charmant petit hôtel avec quelques chambres que propose une famille Mexicaine. Nous leur demandons si nous pouvons dormir dans notre Van sur leur propriété moyennant quelques pesos et ils acceptent avec beaucoup de gentillesse. C'est un couple, Miguel et Berenice, avec leurs deux enfants qui nous accueillent en partageant leur souper. Ils grillent des côtes de viande au barbecue accompagnées de morceaux de cactus. Nous faisons de même en proposant une bière et quelques nachos et devant tant de bonté nous décidons de prendre une chambre qui coûte seulement 200 pesos. C’est le moins que l'on puisse faire et cela ne touche de pouvoir les aider. Nous cuisinons nos premiers tacos de crevettes pendant qu'ils reçoivent des amis. Ils vivent les quatre dans une de ces petites chambre. La cuisine est extérieure dans un food truck. Avec notre espagnol peu développé, nous communiquons comme nous pouvons surtout en échangeant de nombreux sourires. La chambre est assez confortable avec une salle de bain privative et nous y dormons assez bien malgré les chiens qui aboient aux alentours.


Sur la route entre Baia de Conception et Las Positas

Quand nous nous levons, la famille est déjà active. Le papa part travailler, les enfants partent à l'école est la maman entretient le nid familial. Une douche, un petit-déjeuner et rapidement nous reprenons la route. La Paz n'est plus qu'à une bonne heure, on a fait le plus long hier. Notre premier objectif est de nous renseigner pour le ferry. Nous trouvons le bureau et c’est sans difficultés que nous réservons notre voyage grâce à notre espagnol qui s'améliore de jour en jour. La jeune fille n'est pas très avenante ni aidante mais très charmante. On lui demande si elle a des infos sur l'ouragan qui sévit dans les environs de Mazatlán mais ça ne semble pas être un souci. Les ferrys circulent chaque lundi, mercredi et vendredi et nous optons pour celui de lundi, elle passe un coup de fil et le tour est joué ! Ni confirmation, ni documents, juste un nom et prénom feront l'affaire. Il nous reste donc quatre jours pleins pour explorer El Cabo, le cap de la péninsule, le top ! Au McDo du coin, nous choppons du wi-fi et prenons des nouvelles de Joëlle qui effectue des allers-retours à l'hôpital. Rassurés, nous prenons la route pour Cabo Pulmo. Un parc national marin recommandé par Bob. La route qui nous y emmène est superbe et enfin nous retrouvons de la verdure et de la végétation. Nous faisons une petite halte à El Triunfo qui nous charme par son authenticité et son architecture mexicaine. Lieu propice à un snack et a un bon café dans un endroit typique niché dans une splendide hacienda. Nous repartons après cette pause bien méritée et continuons d'être ébahis par les paysages montagnards de la basse Californie du Sud qui se démarque vraiment du reste de la péninsule. Nous serpentons à côté de trois volcans impressionnants et débouchons bientôt sur le dernier croisement avant d'arriver à notre destination du jour. Après quelques kilomètres sur une route déjà bien accidentée, cette dernière s'arrête nette pour faire place à un chemin sablonneux et périlleux. Rien qui ne fasse peur à notre Prosper qui arpente ce chemin avec brio jusqu'à un endroit envahi d’eau de mer atteignant déjà un niveau inquiétant. Nous nous arrêtons pour nous rendre compte de l'ampleur des dégâts et observons plusieurs véhicules qui réussissent à franchir. Après concertation, nous décidons de nous lancer aussi ! Nous n'allons pas reculer si près du but ! Et c'est avec beaucoup de conviction et d'enthousiasme que nous lançons Prosper en l'encourageant à tue-tête. Ça passe, ça passe ! … Jusqu'à ce qu’une vague vienne s’écraser sur le moteur qui se met d’un coup à fumer puis, logiquement, cale. Oh oh !… il ne démarre plus. On espère ne pas avoir complètement noyé le moteur. On descend, étudions la situation tout en étant impuissant devant notre pépère coincé dans l'eau qui semble toujours monter nonchalamment. Il nous faut attendre avant d'essayer de redémarrer. Quelques voitures continuent de passer en nous contournant mais plus prudemment que nous. Cela nous fait comprendre que nous aurions dû aller plus lentement afin d'éviter de faire une vague trop importante. Un gringo américain s'arrête, Chuck, et nous discutons un bon moment avec lui. Lorsque nous mentionnons la Suisse, il nous parle de son année scolaire à l'école internationale de Leysin quelques décennies plus tôt. Quelle coïncidence ! Après 20 minutes, nous tentons de redémarrer et Prosper s’exécute, quel prodigieux pépère et quel soulagement ! Enfin, nous arrivons dans ce minuscule village en bord de mer entouré de reliefs émeraudes. Et au bout du bout, un restaurant avec une terrasse plus qu’accueillante qui s'ouvre sur l’océan. Rien de tel qu'un bon apéro après ces mésaventures pour se relaxer. On trinque joyeusement et partons avant le coucher pour trouver notre base pour la nuit sur une plage non loin. Une longue plage de galets qui est déserte et qui nous tend les bras. Un beau sunset, un bon souper et une douce soirée sous la pleine lune montante, magiqueAprès une nuit un peu moins magique due à l’agitation et aux nombreux moustiques, on profite d'un bel horizon au lever.


Cabo Pulmo

Ce matin, Lilie veut appeler sa maman pour prendre des nouvelles, ses nombreux séjours à l'hôpital sont inquiétants, surtout lorsque les médecins n'arrivent à rien diagnostiquer. Ici, dans ce coin reculé, notre seule chance avec le wi-fi est le lodge. Nous commandons deux cafés pour ensuite apprendre qu'Internet est défaillant depuis quelques jours. Du coup, cela nous motive à reprendre la route car même les conditions maritimes sont défavorables donc pas de snorkeling possible. On décide donc de rejoindre San José del Cabo en continuant sur la route non pavée. C’est 40 kms qui nous attendent mais on sait que Prosper peut le faire ! C'est un chemin accidenté et ensablé que notre pépère affronte encore une fois avec aisance. Et c'est au bout de presque trois heures, rythmées de paysages uniques que nous rejoignons l'asphalte et quel bonheur ! On n’aurait jamais pensé qu'un jour on serait aussi heureux de trouver du bitume. Enfin la ville se profile et nous partons directement dans un café où on est sûr de trouver une bonne connexion. Avec les huit heures de décalage, il se fait tard en France mais Lilie arrive tout de même à joindre son papa qui soupe chez son frère, une soirée foot entre mecs ! Quelle joie de les entendre les deux et d'être rassurés sur l'état de santé de Joëlle qui est loin d'être bon mais stable. On profite de ce très joli café pour bosser un peu puis partons à la quête de notre coin pour la nuit. Plus nous partons vers l'ouest, plus les luxueux hôtels se succèdent les uns derrière les autres et cela nous enchante peu. On continue de rouler jusqu'à Playa Las Viudas où un chemin inondé nous emmène jusqu'au parking qui se trouve être peu adapté pour y passer la nuit. En faisant demi-tour dans un coin plus inondé, c'est le blocage! On patine dans le sable détrempré en s’enfonçant gentiment. Plus on accélère, plus ça empire. Puis, un couple arrive en Jeep et nous leur demandons de l’aide. Le sud-africain très sympa n'a malheureusement pas de corde pour nous tirer mais il nous conseille de dégonfler les pneus et de pousser Prosper. C'est chose faite et ça marche ! Merci le bon type ! C'est à l’allure du pas que nous allons jusqu'à la plage Santa Maria juste à côté qui possède un bon parking et des sanitaires qui fonctionnent. On pose Prosper après toutes ces émotions et allons nous détendre sur la plage au crépuscule. C'est éreinté que nous allons nous coucher.

Entre Cabo Pulmo et San Jose del Cabo

C'est une bonne nuit que nous passons sur ce parking et après un bon café, nous allons essayer le matériel de snorkeling dans cette baie réputée.

A la lumière du jour c'est splendide et les rochers sur la droite ont l'air d'être le spot idéal. Un océan chaud nous accueille et quel aquarium ! C’est notre premier endroit avec des poissons de coraux. Ils sont en plus très curieux et en grand nombre autour de nous lorsque nous stagnons. Quel moment ! De retour au parking nous décidons de nous occuper de Prosper. D'abord les pneus à regonfler puis un bon nettoyage pour éviter la corrosion du sel. Le car wash où nous allons est un service de luxe, plusieurs personnes lavent, bichonnent, polissent Prosper qui nous revient comme un sou neuf. Nous regagnons notre plage ensuite pour une baignade bien méritée. Elle est bien plus fréquentée qu’à la fraîcheur matinale. En nous y rendant, Alex se blesse le doigt de pied qui se met à pisser le sang. Heureusement, il y a un maître nageur qui veille et qui est heureux de mettre en pratique ses connaissances médicales qu'il demande même à Lilie de photographier. Après un bon bandage nous partons snorkeler mais cette fois de l'autre côté de la baie afin d'éviter la horde de touristes qui s’agglutinent dans les bateaux touristiques. On y reste du coup peu de temps et en sortant de l’eau nous apercevons un monsieur qui à l'air dans une situation difficile. Il est coincé dans la houle qui le projette contre les rochers. Nous lâchons notre matos et partons à sa rescousse suivi de notre ami sauveteur qui a observé la scène aussi. Après quelques égratignures et plusieurs tentatives, nous l'extirpons de l’eau et regagnons la plage. L'homme semble gêné et contrarié par cette situation et nous remercie du bout des lèvres. Nous repartons sur le parking un peu retourné de ce moment et comme par hasard, deux types parqués à côté de nous nous offrent quatre parts de pizza qu'ils n'arrivent pas à terminer. On n'y voit comme un retour de karma et remercions l'univers de ce beau cadeau! Au passage, on se demande si on a vraiment l’air d’être autant SDF que ça. Après un bon lunch suivi d’une sieste, nous nous lançons dans une mission apéro. Il faut trouver du vin pour Lilie et des bières pour Alex. On repart vers Cabo San Luca et après plusieurs virées de bord, on trouve une vinothèque. Du bon vin, des bières locales et même du fromage suisse : on se fait plaisir ! Retour à Santa Maria pour un bon apéro ponctué d'une assistance auprès de mexicains qui ne démarraient plus. Merci les câbles de pontage ! Quelle joie de pouvoir s'entraider de la sorte. C'est encore après une bonne journée que nous partons rejoindre morphée.

Encore une bonne nuit sur ce parking et pour nous réveiller, rien de tel qu’une session de snorkel, Ce matin l'eau est plus claire et illuminée. C’est un spectacle encore plus incroyable que la veille et nous sommes seuls au milieu de tous ces poissons de récif. Ils nous entourent avec audace jusqu'à nous frôler. C’est juste sensationnel de communier avec eux de la sorte. Petit-déj' bien mérité ensuite et nous partons pour nous lancer dans notre mission lessive. Pour cela nous retournons vers San José où nous avons trouvé une laverie sur Google mais la dame présente croule sous les sacs de linge sale et nous demande gentiment de repasser le lendemain. Nous en trouvons une deuxième mais rebelote alors nous abdiquons et décidons de partir vers Cabo San Luca. Nous nous arrêtons vers la marina et visitons cette jolie ville très américanisée et ultra touristique. Ce n’est pas trop notre tasse de thé. On achète un masque de snorkel qui joue pour Alex et continuons notre route verte Todos Santos en sachant déjà que nous devrons nous arrêter en chemin pour la nuit. Le charmant village de El Pescador nous tend les bras et c'est laborieusement que nous atteignons le beach bar. Sorte de havre de paix au bord de l'océan. Il y a déjà quelques voyageurs sur place et l'ambiance y est chaleureuse, alors nous entrons dans la vibe et prenons quelques verres, après tout c'est samedi soir ! Peu après le somptueux coucher de soleil, tout le monde met gentiment les voiles et nous restons encore un moment avec Andy ( le patron ) qui nous fera l'honneur d'un concert privé avec sa gratte électrique non branchée. Nous dormons non loin de là au bord de l'océan après une soirée assez arrosée.


Le beach bar d'Andy à El Pescadero

Au matin, ç’est devant les surfeurs et les superbes vagues que nous prenons tranquillement notre petit-déjeuner. On est ébahi par les vagues majestueuses qui déroulent parfaitement devant nos yeux. Départ ensuite pour Todos Santos qui se démarque largement de ses deux villes sœurs du Cap. Certes touristique mais moins tape-à-l'œil et absolument mexicaine. Et comme de par hasard une laverie se profile. On y laisse nos habits et partons explorer les rues typiques. On est simplement charmé et on aime y déambuler. Après une bonne heure, on récupère nos vêtements propres et repartons vers La Paz car demain, on a un bateau à prendre. En chemin, nous faisons une halte pour remplir nos gallons d'eau purifiée, qui nous coûte à peine un dollar pour une vingtaine de litre. Puis nous partons à la découverte de La Paz. Nous parquons le pépère et arpentons la rue en bord de plage avec ses différents cafés, bars, restos. Ce soir nous voulons passer une bonne nuit avant les 15 heures de traversée en ferry la nuit suivante donc nous décidons de réserver une nuit dans une auberge. Et c'est chose faite ! Un petit hostel à cinq minutes qui propose une chambre privée pour 30 $ et un parking.. En arrivant nous y retrouvons notre ami québécois François qui y commence son workaway le lendemain, quel hasard ! Le lieu est quasi neuf et de taille très modeste. Beaucoup de volontaires sur place et des voyageurs comme nous. Nous y rencontrons Betty la manager. Conny, la bénévole américaine. Jan le voyageur à vélo. Adriane et Jacques les frenchies qui seront remplacés par François. Une belle brochette de monde avec qui nous boirons l'apéro jusqu'à une heure avancée de la soirée. Nous sommes contents de notre choix même si nous ne dormirons pas paisiblement encore cette nuit-là.

C'est très tôt que nous nous réveillons et profitons du petit déjeuner avec nos potes de la veille. Chacun part dans sa propre direction enchanté de ces rencontres. Notre ferry ne part qu’à 17 heures et nous devons rejoindre le port d'embarcation vers 14 heures pour les formalités d'embarquement. Ce qui nous laisse le temps de passer quelques coups de fil. Une fois au port, on passe la douane dans un premier temps puis on doit faire peser et mesurer notre van avant d'aller prendre nos billets. Puis nous entrons dans le bureau où plusieurs routiers et un couple de voyageurs sont déjà assis. La pièce est petite mais climatisée et télévisée et après avoir donné notre nom, nous patientons comme le reste des gens. Nous faisons la connaissance de Sara et Luca, un couple d'italiens qui a tout quitté comme nous et qui voyage depuis 18 mois. Encore une belle rencontre et nous savons que nous allons avoir le temps de sympathiser pendant cette traversée. Notre tour arrive et tout est en règle, on payera en tout un peu moins de 5000 pesos soit 250 $ incluant le souper et petit-déjeuner. Lorsque nous embarquons nous précisons vouloir être sur le pont supérieur pour bénéficier d'un peu d'air pendant la nuit. Malheureusement Prosper se retrouve en sandwich entre des gros semi-remorques, nous devrons nous adapter. Nos amis sont juste derrière nous aussi et comme prévu on a bien le temps de faire connaissance car à 17 heures le pont est loin d'être plein. Et c'est seulement au moment de souper vers 19 heures que le ferry se met enfin à bouger. À notre grande surprise ce n'est pas un bateau touristique du tout, Sara et moi y sommes les deux seuls nanas et le reste, des routiers. Le repas se prend dans une petite salle à manger/salle TV en visionnant « la liste de Schindler » en espagnol bien sûr. Pas le meilleur scénario pour accompagner un bon repas. Nous apprécions l’amabilité et le respect de ces routiers qui nous accueillent comme les leurs malgré le manque de place. En tout cas de vrai gentlemen avec Sarah et moi, très appréciable derrière ces façades un peu bourrues qui prédominent. Nous prenons le temps d’écrire un peu après souper et partons rejoindre Prosper pour essayer de dormir.